Le remarquable blog affordance.infocommente le rapport de Denis Olivennes, PDG de la FNAC (France), à Nicolas Sarkozy, PDG de la France (États Unis d'Europe), rapport sur le téléchargement illégal. La Culture n'est pas encore certaine de survivre à l'espèce humaine.
Je vous invite à voir Hugh, un petit joyau d'animation réalisé par un groupe d'étudiants dans le cadre de leur formation. Un petit moment de poésie sous la forme d'une légende Apache. Respirez...
Radiohead a fait parler d'eux lors la sortie de leur dernier album, In Rainbows : pas de maison de disque, mis en ligne sur leur site, prix défini par l'amateur. Marre de la distribution et de ses dérives ? [Ils en parlent aussi : Aplia Econ Blog, Slashdot, Internet Actu]
Ce qui est gênant dans cette histoire est que les deux groupes n'ont plus de preuve à faire, et qu'ils crachent un peu dans la soupe, ayant bénéficié du système avant de lui tourner le dos. Existe-t-il d'autres solutions ?
Je réécoute l'album Psyence Fiction d'Unkle et réaffirme mon adoration pour la chanson Rabbit in your headlights. J'avais déjà mentionné le clip de Jonathan Glazer précédemment, mais le voici à nouveau. Toujours à vous donner des frissons... Il donne mieux sur une TV avec le volume à fond, évidemment. :-/
Trent Reznor est de retour avec un nouvel album "concept" pour Nine Inch Nails : Year Zero. Nous sommes dans un futur proche et pas très rose (le contraire eut été étonnant). Nous sommes dans un monde, le nôtre, après la renaissance (Born Again), où l'Amérique, dirigée par un Capital G, est un pays où Dieu et Guerre sont le leitmotiv, comme l'annonce l'intérieur de la pochette.
Pour préparer la sortie de l'album, un dispositif marketing a été mis en place sous la forme d'une armada de sites "rebelles" et un peu cryptiques : un site officiel, un blog en référençant quelques autres... Le tout crée un univers hétéroclite qui véhicule des mystères à la X-files au moyen de ragots publicitaires du type Blair Witch Project, avec une touche de subversion.
Rien de très nouveau pour le message. Pourtant, l'ensemble, orchestré par le ténébreux Trent, donne une impression de cohérence dans le chaos, laisse planer un air inquiétant de déjà-vu et fait réfléchir à des problématiques toujours plus d'actualité, par un biais inhabituel.
Et la musique, dans l'histoire ? Ah oui. Je n'ai pas encore écouté l'album en entier, mais à première vue, du bon NiN bien léché - paradoxal, pour de l'indus, non ? Pour ça, je vous renvoie aux sites spécialisés, qui ne se sont pas privés d'en parler.
Attention : acheter et écouter ce disque vous met dans l'illégalité. Avis du Ministère de la Moralité.
Mise à jour : Je me suis rendu compte, en sortant mon CD du lecteur, qu'il n'avait pas la même tête qu'avant. La couleur de fond, noir à la base, s'éclaircit et des inscriptions cryptiques apparaissent ; des successions de 1 et 0, en fait. Idée assez originale, qui illustre bien le propos de l'album. Apparemment, les données sont traduisibles en l'URL d'un des sites qui gravitent autour du concept : http://www.exterminal.net/. Chouette jeu de piste.
Plutôt qu'un billet complet, celui-ci sera un hommage. Un hommage à InternetActu, qui est définitivement une ressource de qualité. Leurs billets sont réguliers, bien documentés, bien argumentés, bien écrits tout en étant relativement concis et exprimant généralement une opinion clairement définie. Leur dernier article ne fait pas exception à la règle. Il y traite en un coup de pinceau de l'impact des gros acteurs de mise à disposition de musique en ligne sur la création. Je me contenterai donc de vous appeler à le lire. Et si vous avez une idée pour sauver la création de qualité tout en préservant le libre accès à l'art et une rémunération adéquate pour les artistes, ça m'intéresse.
Framablog a pointé ce matin un article du Washington Post relatant une expérience assez fascinante. Placez un violoniste virtuose dans une des stations de métro les plus fréquentées de la ville, habillez-le comme un quidam, laissez-le jouer et voyez ce qui se passe. Pour le gag, demandez, avant l'exercice, les prévisions de l'un ou l'autre expert dans le domaine. Mais de quel domaine cela relève-t-il, finalement ? La musique classique ? La sociologie ? L'urbanisme ? La psychologie ? La production et le management artistiques ? L'homme moderne est-il sensible à la beauté ? Apparemment pas ; quasiment personne ne s'arrête pour écouter notre pauvre hère.
Bon, je résume et laisse de côté pas mal d'aspects ; or ce sont justement les innombrables facteurs d'explication du phénomène qui sont intéressants. Je vous renvoie pour cela à l'article complet (et long). Sa lecture m'a donné des frissons, par moment. Aussi bien lorsqu'ils décrivent la beauté des pièces jouées qu'en voyant la réaction (ou plutôt l'absence de réaction) du public. Un peu d'hédonisme et de sens de l'esthétique, que diable !
Et vous, en passant devant le violoniste, vous seriez-vous arrêté(e) ?
J'ai finalement décidé de suivre le même principe que mes atomes de fiction pour mon rapport d'Angoulême : court. Il y en aura donc plusieurs, sur une certaine durée, voire une durée certaine. Premier épisode : Angoulême, international ? Ce sera aussi le premier d'une série où je ne parlerai pas spécialement de BD et d'auteurs, mais aussi de ce que m'a inspiré le festival sur la France, la Société, la Culture... Rien de neuf, mais matière(s) à réflexion.
Angoulême est LE festival INTERNATIONAL de la bande dessinée. Et effectivement, il y a des auteurs de plein de pays, qui parlent plein de langues, qui ont plein de styles et des genres différents. C'est un éventail culturel impressionnant et très enrichissant. Le payage est parfait à ce détail con près : la signalisation est uniquement en... Je vous le donne en mille : français. "Bah, un détail !" Oui, un détail. Mais significatif, je trouve. Il n'est pas réaliste de créer des panneaux dans 30 langues. Ni de faire des dépliants dans tous les dialectes imaginables. Mais pourquoi un panneau indiquant "pour plus d'information, adressez-vous au troisième placard à gauche" ne peut-il être traduit au moins en anglais ? "Parce que l'impérialisme de l'anglais doit cesser !" Et celui du français, alors ? Je fais un peu le chichiteur ? Peut-être. Mais tout de même, c'est un peu ridicule, non ? Allez ?
Ceci dit, à leur décharge, les logos et illustrations de Lewis Trondheim sont franchement réussies, comme toujours. Et oui, j'ai quand même apprécié ce festival. Je vous en dirai plus au prochain épisode.
Vous trouverez d'ici peu mon compte-rendu 100% subjectif sur le Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême, d'où je reviens. En attendant, jetez un oeil au palmarès. Les oeuvres sont de qualité. C'est gai de voir que la production n'est pas que nivelée par le bas...